Actualité récente
DPE requalifié en 2026 : votre bien peut changer de lettre gratuitement
Pendant des années, des centaines de milliers de propriétaires ont subi une règle de calcul qui pénalisait leur logement sans raison valable. Non pas à cause de l'état de leurs murs ou de leurs fenêtres, mais à cause d'un simple coefficient mathématique appliqué à leur facture d'électricité. Depuis le 1er janvier 2026, ce coefficient a officiellement changé — et avec lui, l'étiquette énergétique de votre bien peut s'améliorer sans que vous n'ayez à lever le petit doigt.
Ce changement n'est pas une rumeur de forum immobilier. Il est acté par un arrêté paru au Journal officiel du 26 août 2025, confirmé par le gouvernement via economie.gouv.fr, et applicable à l'ensemble du parc immobilier français dès cette année. Si vous êtes propriétaire bailleur, investisseur ou simplement en train de préparer une vente, cette information change peut-être vos calculs — et vos plans.
Le DPE de votre logement peut être recalculé gratuitement en 2026 si votre bien est chauffé à l'électricité et que votre diagnostic a été réalisé après juillet 2021. Aucun diagnostiqueur, aucun travaux, aucun frais. Environ 850 000 logements sont concernés en France, dont une grande partie classés F ou G. La démarche prend moins de 5 minutes sur le site officiel de l'ADEME.
Pour comprendre pourquoi cette réforme est une bonne nouvelle, il faut d'abord comprendre ce qu'est un coefficient de conversion — et pourquoi il posait problème.
Lorsqu'un diagnostiqueur calcule la performance énergétique d'un logement, il ne se contente pas de compter vos kWh consommés. Il les convertit en "énergie primaire", c'est-à-dire l'énergie qu'il a fallu produire en amont pour vous les fournir. Et jusqu'au 31 décembre 2025, chaque kWh d'électricité consommé dans votre logement était multiplié par 2,3 dans ce calcul.
Ce coefficient de 2,3 signifiait que votre logement électrique paraissait consommer 2,3 fois plus d'énergie qu'il n'en utilisait réellement. Autrement dit : même un logement bien isolé, chauffé proprement à l'électricité, se retrouvait mécaniquement pénalisé dans son classement DPE. À l'inverse, un logement au gaz ou au fioul pouvait afficher une meilleure étiquette malgré une empreinte carbone bien plus lourde.
Sur le terrain, on observe que cette distorsion a fait basculer de nombreux petits appartements électriques en classe F ou G — avec toutes les conséquences que ça implique : interdiction de location depuis janvier 2025, gel des loyers, décote à la vente. Des propriétaires ont engagé des milliers d'euros de travaux… sans savoir que la règle du jeu allait changer.